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Escapade en Asie - mise à jour le 08/05/07 |
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Here we go !!!!!!
Allez c’est parti, quand un administrateur et un rédacteur parlent d’un projet farfelu, ça finit toujours, malheureusement ou heureusement pour certains, par se réaliser.
Cette année ce n’est pas la traversée du Japon qui nous attend mais celle de l’ancienne Indochine. C’est ainsi qu’on va troquer nos casquettes respectives pour celles de Mikaeru Jones et de Squekky Morane.
Le départ est prévu pour le 30 mars. Mais avant d’embarquer, voici déjà un petit topo sur les réjouissances qui nous attendent là bas. Le trajet est réparti sur une base de six semaines, avec des destinations phares comme Bangkok, Kohphangan, Hanoi, le temple d’Angkor ou bien encore Hong-Kong. Mais, avant de développer tout ceci, voici une présentation du voyage.
Sur une idée de Mikaeru, nous voici en train d’essayer de réfléchir à sa bonne organisation. Ah oui j’oubliais, nous sommes en septembre quand cette malheureuse idée germe dans son cerveau infecté. A la base, le voyage devait se concentrer sur Bangkok et le sud de la Thaïlande, avec la célébrissime Full Moon Night. Et de fil en aiguille le parcours s’est construit et nos vacances se sont allongées. De quinze jours, nous sommes passés à six semaines. Et le périple ne se résume plus à la Thaïlande, avec les doigts de pieds en éventail, puisqu'il s'étend désormais à la Thaïlande, au Cambodge, au Laos, au Vietnam, à Singapour, à Hong-Kong et à Macao.
Avec un tel parcours, c’est sûr on va se prendre pour des aventuriers : chapeau, machette, barbe de quelques jours, musique de vrai héros des années 80 et l’ombre jaune pourra se faire du souci. En continuant dans le délire, ce premier article est là pour vous annoncer les évènements prochains sur le site. Pendant six semaines nous vous livrerons quelques billets sur nos péripéties, aventures, rencontres, coups de cœur, ou encore des anecdotes sur notre voyage. Je tiens à vous prévenir, nous n'allons pas faire ici un Lonely Planet ou un Guide du Routardbis. Mais nous vous retranscrirons des moments qui nous auront marqués. Nous vous souhaitons une bonne lecture. Le prochain billet sera consacré aux préparatifs du voyage.
Egaré dans la vallée infernale
Le héros s’appelle Bob Morane...
Oups, je m’égare !
J -6
La barre des dix jours vient de tomber !!!
Bon, il est temps d’expliquer plus en détail le début de ce voyage. L’itinéraire n’est planifié que dans les grandes lignes ; nous avons préféré laisser l’improvisation prendre le dessus. Sur ces six semaines, seulement la première est entièrement définie, c'est-à-dire que les hôtels ont été réservés, ainsi que les vols intérieurs. Ensuite, c’est sur place que nous choisirons comment rallier les autres villes étapes.
Mais avant d’en arriver là, il a fallu quand même passer par la case visa surtout pour le Cambodge, le Vietnam et le Laos. De plus, ce dernier est le seul pays à recommander plusieurs vaccins dont ceux contre l’hépatite A, l’hépatite B, le typhus, la polio et à préconiser un traitement contre le paludisme. On ne vous raconte pas le déluge d’aiguilles qu'on s'est pris ces derniers mois.
Maintenant que nos papiers sont en règle et nos vaccins à jour, nous pouvons boucler notre sac et partir enfin vers l’ancienne Indochine.
De toute façon, l’aventure commence dés le début. Mikaeru part de Bruxelles et moi, de Marseille. C’est à Paris que se dérouleront les retrouvailles avant d’embarquer pour Bangkok. Le vendredi s’annonce très rude pour nous deux : journée au bureau, puis direction la gare pour un aller direct vers la ville de lumière et décollage prévu en fin de soirée. Et après ça, enfin les vacances.
La première semaine en Thaïlande s’annonce très speed, car nous avons prévu de descendre à la célébrissime Full Moon Night.
Bon j’ai mon baladeur mp3 à charger ainsi que l’appareil photo. Nous vous donnons rendez-vous dans quelques jours en Thaïlande avec nos premières appréciations sur Bangkok.
Voyage 2 : Bangkok 1 Le 02 avril 2007
Arrivés dans la soirée, nous découvrons Bangkok de nuit. Que dire, la ville ressemble bien à ce que nous pensions, une ville très cosmopolite. Cependant, ce premier billet n’est pas dédié à la ville, mais à la première soirée que nous avons passée sur place, soirée bercée par Burn, un groupe Thaïlandais à l’énergie scénique hors du commun. Trois chanteurs tout droit issus de la culture rap, un batteur qui prône ses influences punks, un synthé/sample qui connaît ses machines, et un gratteux et bassiste drogué pop rock.
Nous vous laissons imaginer les dégâts qu’ils ont provoqués dans le club en jouant des morceaux du répertoire de Blur, des Red Hot, ou encore de Linkin Park. Leur son et leur perfection dans la reprise des morceaux nous ont facilement fait halluciner, et nous nous sommes laissés entraîner par le feu de la soirée.
Aujourd’hui, premier jour à Bangkok, nous passons donc en mode touriste.

Voyage 3 - Thailande 2 Le 05 avril 2007
La Full Moon Night
Donc, après une journée à Bangkok, nous voilà en direction de Ko Pha Ngan pour la célèbre Full Moon Night. Mais avant d’en arriver là nous avons essuyé pas mal d’embûches et de plans foireux, que nous détaillerons plus tard.
Pour la Full Moon, que dire, à part que c’est gigantesque ? Imaginez une île entièrement en fête où l’alcool coule à flots et où chaque mètre carré est considéré comme une piste de danse. C’est ainsi que j'ai pu admirer les talents de danseur de Mikaeru, une véritable bête de piste. Malheureusement, la Full Moon Night est victime de son succès. On trouve beaucoup d’Américains qui se comportent comme en terrain conquis. Ils ne sont là que pour les filles, en quête d’un dépucelage. C’est navrant à voir, comme c’est navrant de penser que tellement de gens voient la Thaïlande comme une destination de prostitution et de filles faciles. Hormis ceci, l’île de Ko Pha Ngan est un véritable Eden, de par ses plages et ses paysages ensorcelants. Les couchers de soleil sont certes des classiques, mais ils sont toujours aussi surprenants, surtout quand ils annoncent le début des festivités.
Fans de grosses soirées où tous les tabous sont brisés, Ko Napang vous attend.
Les restos sympas
En route pour l’île de Ko Pha Ngan, nous avons fait une halte forcée dans la ville de Surathani. Certes, nous étions tombés dans le piège à touristes, mais ne voulant pas faire partie des touristes-moutons, nous avons préféré partir à la découverte de la ville. Ouverte sur le fleuve et sur le golfe de Thaïlande, Surathani est un agréable aperçu de la vie de tous les jours chez les Thaïlandais. Et à 8h du matin, nous avons pris un repas chez un petit restaurateur bien sympathique. Excellente cuisine et un chef agréable et sympathique, que dire, je suis tombé sous le charme. Obligé, au retour on s’arrête une nouvelle fois rien que pour le riz sauté au porc ou pour les nouilles aux calamars.

Voyage 4 - Thailande 3 Le 09 avril 2007
Phuket, Patong, l’art de la prostitution
Ces deux villes sont connues pour leurs plages, malheureusement ce décor paradisiaque cache une triste réalité. Ici la prostitution est à son paroxysme, de quoi vous mettre hors de vous, non pas contre les filles qui sont lâchées ici comme de la marchandise, mais contre ces satanés touristes qui prennent la Thaïlande pour le bordel du monde. A peine arrivés en boîte de nuit, on voit que tout ce décor cache quelque chose. Les filles sont là et elles vous attendent. Pas vous, mais votre argent. Et vu que l’offre et la demande gèrent le monde, ces filles vendent leur compagnie. Rien de plus ignoble et malsain que de voir des jeunes filles de 18, 20, 22 ans, sortir avec d’ignobles quinquagénaires. Je vais me calmer, mais pour nous, Phuket ce fut la première et ce sera la dernière fois. Surtout que lors des ces trois jours passés dans cette ville, nous avons fait la rencontre de deux jeunes filles, Saraï et Hansa. Deux filles de 20 ans perdues dans ce fléau que même les animaux ne subissent pas. L’homme est malsain, oui, mais à ce point, on ne le savait pas. Certes ce problème est connu, mais le vivre en vrai et entendre l’histoire de Saraï vous met dans autre état. Pourquoi le monde est si cruel, nous avons réellement du mal à le comprendre.
Voyage 5 - Cambodge 1 Le 09 avril 2007
C’est sous la pluie que nous quittons Phuket pour rejoindre Bangkok. Notre semaine en Thaïlande se termine sur une mauvaise impression. Ne voulant pas aborder ma vie personnelle, je n’en dirai pas plus, mais j’ai vécu des instants à me faire perdre la raison.
Arrivés à Bangkok, nous n’avons que cinq heures de battement avant notre prochain vol pour Phnom Penh. Cela fait une nouvelle nuit blanche pour moi. J’accumule la fatigue, mais je tiens le coup.
Alors le Cambodge, gros coup de coeur. Même si ce pays est en voie de reconstruction, il n’en demeure pas moins très accueillant. Rien que la population nous invite à rester et à nous relaxer. Mikaeru a profité de cette journée pour récupérer tandis que moi, j’ai encore joué le touriste. Alors Phnom Penh est une magnifique capitale où règne toute l’ambiance coloniale de l’ancien empire français. Mais la guerre a laissé ses traces ; Pol Pot a transformé cet îlot de culture en un véritable enfer. Fort heureusement, la population est toujours là, avec le sourire. Je me suis permis de m’amuser à arpenter le centre-ville et à l’observer d’un point de vue professionnel ; c’est fou les différences entre l’orient et l’occident. Et mes rencontres avec des ouvriers m’ont permis d’en apprendre encore plus, tout comme sur la jeunesse cambodgienne qui vit elle aussi de choses simples. En soirée, nous sommes autorisés à partager avec Rami et ses amis une partie de volley-ball, chose fort agréable. J’adore me plonger dans cette culture et en apprendre encore plus.
Pour ceux qui comptent aller au Cambodge, faites une halte à Phnom Penh. Une journée suffit, et cette journée vous montre autre chose dans la vie.
Voilà, un court papier, mais nous revenons demain avec quelques notes sur Angkor, avant de repartir sur Bangkok.




Voyage 6 - Cambodge 2 Le 14 avril 2007
Le nouvel an Khmer
Après avoir crapahuté toute la journée en ville, nous décidons de goûter à la vie nocturne de la capitale. Après une sortie en boîte au Darness Heart, nous sortons explorer les environs. C’est ainsi qu’au détour d’une rue, nous tombons sur une fête de quartier. Nous nous arrêtons et jetons un coup d’oeil. Que dire, nous étions les seuls gaijins (étrangers) de la soirée. Le responsable de cette petite soirée nous interpelle. Aie, on a peut-être mis les pieds là où il ne fallait pas… Eh bien non, il nous remercie de notre présence ; il est ravi de voir deux étrangers dans sa soirée. On lui demande ce qu’il fête : le premier jour des sept jours de fête du nouvel an Khmer. Whaow, nous étions complètement à la masse. Nous nous mêlons donc à la soirée. Certes la sono n’est pas tip-top, mais être immergé à ce point dans la culture cambodgienne est pour nous tout ce qu’il y a de mieux. La soirée se déroule à merveille. Nous sommes initiés au pas traditionnel de la danse Khmer ; que du bonheur. L’organisateur nous remercie, ça lui a fait plus plaisir qu’à nous. C’est fou comme des choses simples peuvent égayer des vies.
Et pour nous remercier, il veut nous voir demain soir pour la suite des festivités. Et c’est avec plaisir que nous les rejoindrons pour une autre soirée. Il n’y a rien à dire, entre le Cambodge et la Thaïlande, il y a un gouffre. Le Cambodge, même s’il se reconstruit, est un pays qui marquera par sa simplicité et ses choses simples de la vie.

Voyage 7 - Cambodge 3 Le 15 avril 2007
Angkor
Lors de notre passage au Cambodge, il était normal de quitter Phnom Penh et de monter sur Siam Riep pour voir Angkor Bat, ou le Temple d’Angkor. Que dire… rien, on en a pris plein les yeux. Surtout que notre guide improvisé nous a fort aidé tout le long de ce voyage en nous menant en tuk tuk sur les différentes zones du site. Malheureusement pour nous, nous n’avons eu droit qu’à une demi-journée, mais ceci fut suffisant pour voir l’ensemble du temple.
On découvre ici tout l’art Khmer et toute la richesse d’une si grande civilisation. En voyant ça, on retombe en enfance. Pour dire, Mike et moi nous sommes pris à un moment à jouer les aventuriers dans les ruines du temple. Tel un Indiana Jones dans le Temple Maudit, nous avons arpenté les différents sites en quête de savoir et de découvertes et en se demandant quels étaient les pièges que renfermait ce site. Pour les fans de vieilles pierres, Angkor est une étape obligatoire, surtout que le site est en compétition pour la désignation des sept nouvelles merveilles du monde.

S-21 : la folie Khmer
Pour notre dernier jour au Cambodge, nous sommes redescendus à Phnom Penh. Ce dernier jour a été le plus dur moralement, non pas parce que nous étions sur le point de quitter le pays, mais à cause du programme de la journée, consacrée à la visite du mémorial du Génocide et de S-21. Alors pour vous dire, nous avons découvert ce qui s’est réellement passé au Cambodge lors de la révolution des Khmer menée par le despotique Pol Pot.
La visite commence à 15 km de Phnom Penh, sur le site du mémorial. Celui-ci se trouve sur un ancien charnier... et l’entrée est plus que glauque. Un temple accueille les visiteurs, qui y découvrent des milliers de crânes empilés. Ces crânes sont tout ce qui reste des anciens opposants au régime des Khmer rouges. Il y a des étrangers, des intellectuels, des résistants, des hommes, des femmes et des enfants. Ici, on découvre que le monde va mal. J’en ai eu des nausées qui m’ont obligé à quitter le temple pour ne pas tourner de l’œil. Même les animaux ne font pas ça, en quoi l’Homme peut-il se permettre de s’auto-détruire ? On est vraiment un cancer pour le monde. Mais bon, je ne vais pas polémiquer là-dessus. La visite suit son cours et on découvre les différentes charnières de la révolution Khmer, ainsi que les notes explicatives sur la captivité des différentes personnes. Pour ma part, c’est dur, et pour Mike, c’est limite. La Zone nous met mal à l’aise.
Mais ceci n’est rien par rapport au centre-ville de Phnom Penh. C’est dans une ancienne école qu’on se rend compte de toute la folie du Khmer Rouge. Une école qui durant le régime de Pol Pot avait été transformée en véritable camp de la mort. Torture, supplice, interrogatoire, exécution sommaire ; tels sont les maîtres mots de ces lieux. Sur certains bâtiments, des barbelés longent les anciens corridors scolaires. Nous ne comprenons pas ; fermer ces terrasses par des barbelés n’est pas utile à nos yeux… Jusqu’à ce qu’une note nous explique que ces fils de barbelés avaient été placés là pour empêcher les prisonniers de ce suicider. Le Khmer, ou comment transformer un lieu de culture, d’échange et d’instruction en un lieu de mort et de massacre. La visite est glauque et donne mal au ventre, surtout quand on découvre les photos des victimes et pour certains d’entre eux, leurs histoire. C’est dur, très dur... Pour vous dire, plus de deux millions de Cambodgiens ont disparu pendant le règne de Pol Pot et le pire, c’est qu’au niveau ration, Pol Pot était pire qu’un célèbre dictateur Allemand…
Pour une dernière journée, ce fut assez dur pour le moral.


Voyage 8 - Cambodge 4 Le 15 avril 2007
GOOD BYE PHNOM PENH.
Voilà, le Cambodge c’est fini. Déjà deux semaines que nous sommes sur les routes de l’Asie. Nous avons l'impression d’être partis depuis plus de deux mois vu toutes les expériences que nous avons vécues. Une semaine au Cambodge, qu’est-ce qui nous en reste... Pour ma part, beaucoup de choses, comme le sourire des gens et leur simplicité. C’est avec un énorme pincement au coeur que je quitte la capitale. Ce n’est pas le Temple d’Angkor qui m’aura marqué, mais la joie de vivre des gens. Je pense d’abord au guest house qui nous a hébergés lors de notre étape. Tenu par trois frères, ce guest house a été pour ma part une source de joie. Il faut dire que dès notre arrivée, le courant est vite passé avec Sophiro, le plus jeune des frères. Fan de foot, quand il a su que je venais de Marseille, il a sauté sur l’occasion pour parler foot et championnat Anglais – Français, ou encore de la Coupe de la League. Pris à parti plusieurs fois, j’ai eu droit de vivre en direct la retransmission de la finale de la Coupe de la League. Avec cinq heures de décalage. Retour de soirée et après match de foot ; un assez bon cocktail pour moi qui n’aime pas du tout le foot.
Cambodge pays sportif ? Oui, non seulement pour moi, mais aussi pour Mike, qui a pu disputer une partie de volley-ball avec Paname et ses amis. Le Cambodge, pays de rencontre et de créations de nouvelles amitiés.
Voilà pour notre deuxième étape. Nous sommes à l’aéroport international, nous payons nos taxes et nous repartons pour Bangkok pour le nouvel an thaïlandais.
Troisième étape le Laos, mais pour le moment, c’est le nouvel an thaï et ses batailles d’eau.

Voyage 9 - Thailande 4 Le 19 avril 2007
Le nouvel an thaï : c’est pas ma guerre.
Retour à la case départ, retour à Bangkok pour le nouvel an thaï. Pendant plus de trois jours, le pays est submergé par une vague festive. Pendant trois jours, le pays est en guerre. La Guerre des Mondes ou Independance Day, ce n’est rien à côté de ces batailles d’eau géantes qui frappent à chaque coin de la ville. Pendant cette période, tout est un prétexte pour s’arroser ou se barbouiller le visage.
Pour nous, ce fut l’occasion rêvée de retomber en enfance. Les supersoccer sont de sortie. Mais bon, même avec ça, on a du mal à tenir face à l’arsenal thaïlandais. Chez eux, c’est à coup de poubelles remplies d’eau qu’ils aspergent les passants, quand ce n’est pas en mission guérilla en 4X4 ou encore en pick up.
Voili, nous sommes trempés jusqu’aux os. Mais avec le temps qu’il fait, on survit. On se sèche, et on recommence de plus belle ce soir.
Voyage 10 - Thailande 5 Le 23 avril 2007
Le Pont de l’Amitié
C’est après un trajet de plus de 13 heures en train que l’on arrive à Nong Kai, dernière ville thaïlandaise avant le Laos et Vientiane. Le voyage continue, mais nous ne sommes plus deux, nous sommes désormais trois. Saraï s’est jointe à nous pour la visite de Vientiane. Aujourd’hui, Mikaeru Jones et Squekky Morane accueillent dans leurs rangs Saraï Croft.
Après mon délire, retournons à notre voyage. Le Pont de l’Amitié est l’unique passage sur le Mekong entre la Thaïlande et le Laos. Financé par les Australiens, il est devenu une zone économique importante pour les deux pays, tellement importante qu’il est maintenant surnommé le AIDS Bridge à cause du trafic de drogues.
Cette nuit, nous quittons la Thaïlande, nous franchissons le majestueux Mekong et nous entrons dans notre troisième étape : le Laos et sa capitale Vientiane.
Voyage 11 - Laos 1 Le 23 avril 2007
Welcome to Laos
Après une demi-heure de bus dans des conditions extrêmes (route défoncée, bus sans freins, air conditionné manuel, c’est à dire un bon éventail), nous voilà enfin arrivés au Laos. Alors, par rapport à la Thaïlande, ça change : je trouve à la capitale un petit air de Phnom Penh. Nous sommes conquis. Certes, la ville n’est pas très grande, mais ses façades coloniales nous hypnotisent par leur simplicité. Imaginez, une capitale d’à peine 120 000 habitants.
Mais ceci ne nous empêche pas de faire la fête jusqu’à une heure du matin, car après c’est couvre-feu, et nous devons être à l’hôtel si ne nous voulons pas essayer les prisons laotiennes.
Voyage 12 - Laos 2 Le 30 avril 2007
Le Mekong a mon amour...
Eh oui, pour rejoindre le Laos, nous devons traverser le Mekong. Et c’est ce merveilleux fleuve que l’on longe pour rejoindre Vientiane. De notre Guest House, nous avons une vue sur le fleuve. Certes, ce papier ne sera pas intéressant pour certains, mais pour moi il est obligatoire. Pourquoi ? Simple, le Mekong est l’essence même de l’Asie du Sud et indirectement celle de notre périple, vu qu’il suit le cours du fleuve. On le croise au Cambodge, à la frontière laotienne, et on le recroisera au Vietnam. Il nous accompagnera tout le long du voyage.
Voir les reflets du ciel asiatique sur l’eau, voir les habitants travailler sur les rives, je ne le cache pas, je crois rêver. Je me régale, j’exulte. Encore un billet court, mais c’est ainsi : il y a tellement de choses à dire, que je ne sais pas par où commencer. Mais je reviendrai avec des articles plus détaillés sur certains points, comme S21 au Cambodge ou certains points néfastes de la Thaïlande.


Voyage 13 - Laos-Vietnam Le 30 avril 2007
Goooooooooooood Morning VIETNAM
Bon avant d’en arriver là, on a dégusté comme il faut. Départ de Vientiane à 19h00 le 22 avril. Normalement, il faut 20 heures de route pour rejoindre Hanoi à travers la jungle. Pour ma part, je ne balise pas mais j’ai des doutes sur la liaison entre Vientiane et le poste frontière. Surtout que dès le début, quand on voit le bus, on sait qu’on a signé pour mourir. Pas d’air conditionné, pas de ventilateur, la seule arrivée d’air frais -et encore, si on peut appeler ça de l’air frais-, c’est les fenêtres. A travers la jungle, toutes fenêtres ouvertes, on voit venir les nuages de moustiques. Après Hell Boy, après Hell Phone, voici Hell Bus.
Et ça commence bien : le bus roule sur la réserve, plus d’essence, on fait toutes les stations-service avant de pouvoir enfin repartir. Une fois lancés, on remarque que la route a été goudronnée. Enfin une bonne nouvelle ! Bonne nouvelle qui sera éclipsée par un problème de roulement à l’arrière droit du véhicule. Ça y est, après deux heures de trajet, les ennuis commencent. Mais bon, ce n’est rien pour les deux mécanos du bus. On continue. Comme disent les spartiates, on avance, on avance. Certes, le trajet va l’être, spartiate, surtout pour moi et ma grande taille. Mais je fais avec, à l’aventure on se disait, à l’aventure on est. Les voyages forment la jeunesse, comme on dit. C’est sûr, là je vais la sentir, ma jeunesse, je me demande même si je ne vais pas rajeunir. Le trajet continue et on en profite pour faire connaissance avec un globe-trotter canadien qui vient de commencer son voyage en Indonésie et qui tente de rallier le Bengladesh en passant par le Sud-est asiatique.
Il est 7h00 du matin et on voit enfin le poste frontière du Vietnam. Goodbye Laos, on fait nos papiers, on tamponne nos visas, et GOOOOOOOOOOOOD Morning VIETNAM. On y est enfin. Bon, c’est encore la jungle, mais on est au Vietnam. On the road again, et direction Hanoi. Et là, moi qui pensais que l’enfer était passé, j’ai eu tort. Les routes vietnamiennes sont un véritable fléau. Ça klaxonne à tout va, ça double dans tous les sens. Oublié le code de la route, oublié le fair-play, oubliée la courtoisie, vivez dangereusement. Il vont vous mettre dans la tête cette expression, « ça passe ou ça casse » ou encore « c’est ou lui ou moi ». C’est avec ces idées que les Vietnamiens conduisent, non, pilotent, non, toujours pas ça, improvisent, oui, c’est ça, improvisent. On se demande même s’ils ont leur permis. Et c’est dans cette atmosphère où on sent qu’on va y passer qu’on roule sur les routes explosées vietnamiennes.
Notre bus commence à flancher : le circuit froid est mort, le moteur ne refroidit plus et il est à peine 10h du matin. C’est pas bon du tout. A 12h, il fera plus de 40 degrés à l’ombre, de quoi mettre le moteur en danger. Les mécanos tentent des réparations de fortune qui ne tiendront pas longtemps. Je me propose pour les aider, on trouve une solution de fortune, et encore, c’est du bricolage tchétchène made in Ouzbékistan. Mais ça tient et on repart sur les routes pour à peine une centaine de kilomètres. Et là, c’est le drame : à la sortie de Vinh, le moteur flanche à nouveau. Et impossible de repartir. Le circuit de refroidissement est mort, les durites ont fondu, et la réparation de fortune a sauté lors d’un passage sur un nid de poule/autruche/éléphant.
On passe une heure à tenter de relancer la machine mais c’est mort. On est alors pris en stop par un bus de liaison. Victoire ! Air conditionné et fauteuils confortables. Bon, au bout de cinq minutes, ça a été en ce qui me concerne « Laissez-le moi, je vais le buter, le chauffeur ! ». Un danger public de tous les extrêmes, on a failli à plusieurs reprises soit renverser des motocyclistes, soit se prendre de face des 38 tonnes. Ne pas regarder la route, ne pas regarder la route, ne pas regarder la route…
Mais bon, au final, nous sommes enfin arrivés à Hanoi. Le trajet aura duré plus de 24h, nous aurons assisté à la mort lente et douloureuse de notre premier bus, nous aurons eu droit à toutes les insultes vietnamiennes quand ils conduisent, nous aurons eu droit à la peur de notre vie, mais on l’a fait, et nous sommes vivants, entiers, et à Hanoi.
La liaison Vientiane-Hanoi en bus est à faire si vous mesurez moins de 1m70, si vous avez des envies de suicide, si vous voulez vous initier à la mécanique, et si vous savez que vous avez 24 heures ou plus à perdre. Et encore, nous sommes des privilégiés, car les autres passagers ne sont pas montés avec nous dans le bus, certains ont préféré encore attendre la réparation. Sont-ils encore sur le bord de la route ? Le bus est-il reparti ? Je ne le sais pas encore.
Mis à part ça, on est au Vietnam.
Égaré dans la vallée infernale
Le héros s'appelle Squek Morane
A la recherche de l'Ombre Jaune
Le bandit s'appelle Mister Kali Jones
Avec l'ami Mike Ballantine
Sauvé de justesse des crocodiles
Stop au trafic des Caraïbes
Escale dans l'opération Nadawieb
Le coeur tendre dans le lit de Miss Gan
Prisonnière du Sultan de Jarawak
En pleine terreur à Manicouagan
Isolé dans la jungle birmane
Emprisonnant les flibustiers
L'ennemi est démasqué
On a volé le collier de Civa
Le Maradjah en répondra
Refrain
Et soudain surgit face au vent
Le vrai héros de tous les temps
Squek Morane contre tout chacal
L'aventurier contre tout guerrier
Squek Morane contre tout chacal
L'aventurier contre tout guerrier
Dérivant à bord du Sampang
L'aventure au parfum Miss
Son surnom, Samouraï du Soleil
En démantelant le gang de l'Archipel
L'otage des guerriers du Doc Xhatan
Il s'en sortira toujours à temps
Tel l'aventurier solitaire
Squek Morane est le roi de la terre
Bon, j’arrête mon trip, mais c’est trop bon.
Maintenant, direction le centre de Hanoi et on se la joue touriste, avant de partir pour la baie de Halong.


Voyage 14 - Vietnam : Hanoi, Halong Le 30 avril 2007
Hanoi, deux minutes d’arrêt
Après une arrivée sur les chapeaux de roues, nous voici enfin à Hanoi. C’est de nuit qu’on découvre la ville. Et moi, elle me fait penser à la cité phocéenne. Eh oui, Hanoi ressemble à Marseille : les habitants ne savent pas conduire, ils ne savent que klaxonner et insulter à tout va. Bon, pour un premier aperçu, il y a mieux. Qui plus est, Hanoi rime aussi avec retour à la civilisation hyper mondialiste technologique. C’est-à-dire retour à un monde de pollution et de stress. On est loin de Phnom Penh et de Vientiane.
Pour le moment, durant nos errances dans les rues de la ville, nous avons pu voir l’opéra de Hanoi où réside son orchestre Philharmonique, et le mausolée de Ho Chi Minh, célèbre partisan de la révolte vietminh qui, comme Lénine ou Mao, repose momifié dans un mausolée érigé à sa gloire. Mais l’attraction majeure reste le lac de la vieille ville. Selon la légende, il serait habité par des tortues mutantes. Non, pas par quatre tortues mutantes qui ont fait leur retour au cinéma, mais par une espèce très timide. Même si l’une d’entre elles a été capturée ces dernières années, la légende reste entière. Pour ma part, je ferais plutôt un rapprochement avec le célèbre Nessie d’Écosse.
Bref, il nous reste encore deux jours, et je pense que je mènerai mon enquête.
La baie de Halong
Que serait le Vietnam sans sa célèbre baie ? Aujourd’hui, direction la baie de Halong pour en prendre plein les yeux. Même si les photos illustrent aujourd’hui notre quotidien, voir la baie de Halong de mes propres yeux en sentant l’air marin a été une expérience hors du commun. Un choc culturel et un retour en enfance par l’émerveillement de ces milliers d’îlots. Notre guide Tam a été une source d’informations intarissable. On a ainsi appris les légendes de la baie de Halong ainsi que celles du peuple vietnamien.
Faire le Vietnam sans voir la baie de Halong, Hanoi, Ho Chi Minh city, Caobang ou encore Sappa, ce n’est pas faire le Vietnam. Pour nous, ça ne l'a été qu’à moitié. Sappa et Caobang, ce sera pour une prochaine fois, car ce sont des destinations qui se font en trek et on n’a plus de temps pour ça.
Je reviens plus tard sur les détails de la baie de Halong et ses légendes, donc à un prochain billet pour la section légendes vietnamiennes !




Voyage 15 - Hue Le 08 mai 2007
HUE, la cité impériale
Après notre aventure dans le nord du Vietnam, nous voici en direction du sud. C’est dans "le train de nuit de la réunification" que nous rallions l’ancienne Capitale des Empereurs. Cette petite bourgade cache en son cœur le palais impérial, ainsi que les tombeaux des différents empereurs en sa périphérie. Petite anecdote à ce sujet : le tombeau d’un empereur était construit lors du règne de l’empereur lui-même, mais les inscriptions sur ses faits d’armes n’étaient pas de lui, mais de l’empereur qui lui succédait au trône. Ainsi, il rendait hommage à son prédécesseur. Mais bon, revenons à la cité. Entourée de ses remparts, elle fait penser aux forteresses du célèbre architecte Vauban, fidèle sujet de Sa Majesté le roi Soleil. Eh oui, c’est de ses différents travaux que se sont inspirés les architectes vietnamiens pour réaliser au XVIè siècle, ce joyau de l’architecture qui est maintenant classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour la petite histoire, il faut savoir que même si elle est traversée par la rivière des Parfums, l’histoire de l’ancienne capitale de l’Annam est assez tragique. Détruite en 1885, puis en 1947, la ville vécut des heures encore plus sombres en 1968 lors de l'offensive du Têt durant laquelle plus de 2500 habitants ont été massacrés.
Aujourd’hui, il ne reste plus rien de ces souffrances ; la vie a repris son cours, et c’est sous le regard bienveillant de la rivière des Parfums que Hue s’ouvre au tourisme. Mais les blessures restent quand même apparentes, le patrimoine laissé par les dynasties garde les traces des affres de la guerre, comme le célèbre porte-drapeau, réplique miniature du porte-drapeau de Pékin, ou encore des monuments qui portent les traces des violents combats de 1968.
Voyage 16 - Dragons, Contes et Legendes vietnamiens Le 08 mai 2007
Dragons, Contes et Légendes
Il faut savoir qu’au Vietnam, le dragon est un animal adoré, voire vénéré. Il est partout, que ce soit sur les étoffes, la vaisselle, les constructions ; cet animal est omniprésent. Appelé Con Rô`ng, il apparaît dès les premiers jours de la vie vietnamienne. Selon la légende, le peuple vietnamien est issu de l’union du roi Dragon La.c Long Quân, venu des Eaux, et de la fée Au Co, d'origine terrestre. De cette union sont nés cent enfants. Cinquante d’entre eux ont suivi leur père dans le sud du pays, et les cinquante autres leur mère dans le nord. Mais la légende ne s’arrête pas là. Vous voulez connaître l’histoire de la baie de Halong ? Je présume que oui. La voilà. Un jour, des hordes de barbares ont envahi le nord du pays, menaçant la postérité du peuple vietnamien. Et c’est du ciel qu’est venue la délivrance. Le père des Dragons est revenu sur Terre pour aider ses enfants. Et lors de la bataille contre les barbares, ses jets de flammes se sont transformés au contact de l’eau en une multitude d’îlots. C’est ainsi qu’est née la baie de Halong, qui veut dire « Descente du Dragon ».
Mais le sud n’est pas en reste. En effet, le Mekong, quand il se jette dans la mer de Chine, se sépare en une multitude de bras, au nombre de neuf pour être exact, et c’est de ces neuf bras, ou dragons, qu’est née la province de Cu u Long, qui signifie « Neuf Dragons ».
Enfin, le dragon est aussi le symbole de l’empereur et de l’homme ; pour la femme, c’est le phénix. Le dragon est une partie entière de la vie vietnamienne, il est présent dans la vie de tous les jours et il protège son peuple. |
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