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Moi qui suis là maintenant... / Edition Collector
 
Titre français / Titre original
Moi qui suis là maintenant... / Ima, Soko ni Iru Boku
Editeur
Déclic Images
Genre
Action
Date de sortie
20/09/06
Spécificités Techniques
Durée total
325 minutes
Nombre d'épisodes
13
   
Langues  
         
Sous-titres
 
prix : 32,29€

Présentation

Produite en 1999 par Pioneer LDC (Fushigi Yûgi, Armitage III, Pretear, Lain) et AIC (Lodoss TV, Blue Gender, Ah! My Goddess), Ima, Soko ni Iru Boku, de son nom francisé l'Autre Monde, est une courte série télévisée de 13 épisodes. Nous retrouvons à la direction Akitaro Daichi (Fruit Basket), Taku Iwasaki à la composition musicale (Hakaima Sadamitsu, Get Backers, Yakitate! Japan) et enfin Masanobu Nomura à la direction artistique (Arjuna, Tsubasa Chronicles le Film).
Après une première édition sortie en 2002/2003 en France, l'éditeur Déclic Images nous propose aujourd'hui une édition complète avec une VF et un packaging somptueux. De quoi faire honneur à la série en elle-même.


Histoire

Résumé

Tokyo de nos jours. Shû est un adolescent ordinaire nanti d'un optimisme à toute épreuve. Son caractère parfois solitaire le conduit régulièrement à escalader la cheminée d'une vieille usine désaffectée, afin d'observer la ville. En une fin d'après-midi ordinaire, le jeune garçon se rend une fois de plus en haut de cette cheminée. Là, il fera la connaissance d'une jeune fille aux cheveux et aux yeux de la couleur de l'océan. Alors qu'il tente d'entamer la conversation avec elle, le temps s'arrête autour des deux jeunes gens, et d'étranges robots à formes serpentines apparaissent. A leur tête, Abelia, qui tente de capturer le jeune fille. Mais lors que Shû s'interpose, il se retrouve englouti dans une faille temporelle.

Moi qui suis là, maintenant...

La vie est tranquille pour le jeune Shûzo. Tandis qu'il vit pleinement sa vie de collégien, en pratiquant quotidiennement le kendô, il rencontrera Lala Lu. Si le premier épisode peut sembler basique dans sa première moitié, avec une vie relativement banale, où Shû essaie de s'attirer les regards d'une camarade, la série change radicalement de registre dès que le jeune garçon et la mystérieuse jeune fille plongent dans un univers parallèle. S'agit-il de la Terre ? De ce qu'elle pourrait devenir ? Impossible de savoir. Quoi qu'il en soit, ce monde à l'agonie est déchiré par les conflits, où un dictateur tente de conquérir le monde, en utilisant Lala Lu.
Si l'histoire peut paraître basique dans son traitement, avec un l'optimisme de Shû qui peut sembler trop superflu dans certaines situations, cette série demeure néanmoins un titre à part dans le message qu'elle fournit. Car en plus de passer un message de dénonciation, en recréant un Hamdo semblable à un Hitler sans ses derniers jours, accusant ainsi les systèmes dictatoriaux, Moi qui suis là maintenant dénonce avant tout toute forme de violence sur les enfants, des viols en passant par l'enrôlement forcé sur les champs de bataille pour en faire de la chair à canon.
Mais dans cet univers empli de la monstruosité des adultes et du genre humain, une lumière éclaire le désespoir de ces jeunes enfants : l'arrivée d'un étrange garçon accompagné d'une jeune fille aux cheveux bleus. Mais face aux pires situations, l'optimisme peut-il vaincre le malaise que procure ce titre ? Quoi qu'il en soit, dès que l'on cherche en profondeur, sans se cantonner aux lignes directrices un peu simplistes de ce titre, nous accédons à un amphithéâtre de condamnations envers les faiblesses humaines, et surtout envers l'atrocité des adultes.


Histoire

Personnages

Shûzo Matsutani est un garçon tout ce qu'il y a de plus ordinaire, dynamique, et vivant pleinement chaque instant que la vie lui offre. Il sera entraîné avec Lala Lu dans l'univers parallèle jusqu'à Hellywood. Il sera séparé de cette dernière, mais gardera avec lui son étrange pendentif bleu. Déterminé et toujours armé de son bâton, lui rappelant son arme de kendô, il tentera de délivrer Lala Lu. Mais il sera bien vite appréhendé et enrôlé de force dans l'armée d'Hamdo. Dès lors, il assistera aux agissements barbares de cette armée de jeunes enfants, dirigée par des adultes. Impuissant malgré sa volonté d'arrêter cette folie, il mettra tout en oeuvre pour retrouver Lala Lu, afin de fuir la forteresse.

Lala Lu est une jeune fille bien mystérieuse, et la clé de voûte de cette histoire. Dotée d'un regard profond et presque inexpressif, elle ne parle que très peu. Ce sera Shû qui tentera désespérément de lui donner une vie idéale, pour une fille de son âge (du moins en apparence). Très mystérieuse, on ne sait que très peu de choses d'elle, si ce n'est que Hamdo la traque pour son pendentif. Car si elle semble être bien plus jeune que son âge réel, Lala Lu cache un secret que convoitent ceux qui tentent d'acquérir le pouvoir absolu sur le reste du monde. A chaque fois qu'elle utilise son pendentif pour créer de l'eau, son énergie vitale diminue inexorablement...


Nabuca est le petit chef du groupe constitué principalement de Boo et Tabur, bien qu'il soit en constante opposition avec ce dernier. Il parviendra à appréhender Shûzo, mais une fois que ce dernier sera parvenu à lui sauver la vie. Soucieux d'éponger sa dette, il aidera Shû et Lala Lu à fuir Hellywood. Toujours à suivre les ordres, remettant Shû et Boo dans le droit chemin afin d'éviter les ennuis, il ne fait qu'obéir afin de pouvoir rentrer chez lui. Mais rapidement, par la bouche de Tabur, il apprendra que toutes les paroles d'Hamdo sont des fausses promesses. Bientôt, il commencera à réfléchir sur son véritable rôle au sein de l'armée...


Sarah est une jeune étudiante américaine, confondue avec Lala Lu, et emmenée de force dans la forteresse d'Hellywood. Enfermée dans une cellule, elle fera la connaissance de Shûzo, qui lui certifiera alors que tout ira bien, même si lui-même était souvent torturé par les hommes d'Hamdo. Inutile aux yeux du dictateur, elle servira de prostituée pour les hommes des troupes. Meurtrie et souillée, elle parviendra à quitter Hellywood après avoir tué un homme, partant seule dans le désert. Même si elle se coupera les cheveux pour se protéger, son âme gardera les séquelles des viols répétés.


Image

L'image est dans l'ensemble très belle, avec des contours fins, et des couleurs vives et saturées. Le master utilisé est relativement correct, même si l'on pourra noter une trop forte présence de cross coloration sur une bonne partie des contours. De plus, les passages sombres sont entachés d'un bruit vidéo quelquefois fortement perceptible.


Image

Son

Les deux stéréos ont été écoutées et n'ont présenté aucun gros défaut audible. Le son est fluide et aucune saturation ne vient gâcher le plaisir.
La configuration peut être modifiée à n'importe quel moment par le biais de la télécommande.


Note

Adaptation

Pour cette réédition tant attendue par certains fans, l'éditeur nous propose une version française réalisée par le Studio Lincoln, sous la direction artistique de Jean Yves Brouselle.
Vu la qualité de la série, nous ne pouvions qu'attendre une adaptation à la hauteur de ce titre, assez atypique. Et si certaines voix pourront déplaire, il faut bien reconnaître que, dans l'ensemble, les comédiens sont impliqués dans leur rôle. Ainsi, nous découvrons un Alexandre N'Guyen (Shûgo dans .hack//Legend of the Twilight) motivé et optimiste dans le rôle du jeune Shûzo, qui parvient à trouver un ton juste quelque soient les situations. Elodie Ben nous dépeint une Lala Lu mystérieuse, tandis que Bénédicte Bosc (Mahoro dans Mahoromatic, Kotori Monô dans X de Clamp) refait sortir la souffrance et la peine qu'endure le personnage de Sarah. Nous pourrons également saluer la prestation de Vincent Violette (Hikaru no Go, Last Exile, Hunter X Hunter), qui retranscrit à merveille le côté schizophrène et paranoïaque du dictateur sanguinaire Hamdo.

Pour ce qui est des sous-titres et des textes français, ceux-ci sont relativement convaincants dans les deux cas, avec un sens conservé par rapport aux répliques originales. Seule observation pour la VF : Tabur est appelé "Taboul". Pas de quoi en faire un drame cependant. Une adaptation donc convaincante dans son ensemble, aussi bien au niveau de la traduction que de la prestation de l'ensemble du casting français.


Adaptation

Screenshots


© 1999 AIC/PIONEER LDC


Packaging, bonus et interactivité

Packaging

Les trois disques de la série, sérigraphiés à l'effigie de Shûzo, Sarah et Lala Lu, ainsi que le disque bonus, sont insérés dans un digipack à cinq volets. Si les sérigraphies sont relativement lisses et pâles, elles contrastent avec l'intérieur du digipack, arborant une teinte sombre. L'autre côté du digipack reprend des illustrations japonaises sablées (par la couleur et la texture), fondues dans un fond blanchâtre, pour un plus bel effet. Le tout est inséré dans un fourreau cartonné rigide, même s'il semble moins solide que les autres collectors de l'éditeur. Le fourreau reprend donc les mêmes teintes que l'arrière du digipack, avec un effet de gaufrage sur le titre, le pendentif de Lala Lu et les gouttes d'eau qui en coulent.
Le livret propose en plus d'un descriptif des personnages et des noms des comédiens (japonais et français) un petit dossier sur le message véhiculé par cette série.


Interactivité

Après la vidéo sur la "genèse" et l'introduction de l'éditeur, le menu principal s'affiche sur un fondu. Reprenant un décor avec une balançoire oscillante, sur un fond de coucher de soleil, et tout ceci en 3D très réussi, nous pouvons accéder, via un lien approprié, directement à la lecture continue des épisodes, au choix d'un épisode en particulier, via une petite vignette animée, ou accéder à l'écran de la configuration sonore (le français est par défaut).
Les épisodes sont tous découpés en 5 parties. Le choix d'un épisode en particulier nous emmène directement au début de celui-ci.
Chaque changement de menu est accompagné d'une transition animée du plus bel effet.


Pour le menu du disque bonus, celui-ci s'affiche directement après l'introduction de l'éditeur. Il demeure fixe, accompagné d'un fond musical.

Bonus

En guise de bonus, l'éditeur nous propose une interview écrite du compositeur Taku Iwazaki, de Akitaro Daïchi (réalisateur) et de Hideyuki Kurata (scénariste), ainsi qu'un commentaire (toujours écrit) de chaque épisode. En plus de cela, nous avons droits aux génériques sans crédit, au ending en version karaoké avec paroles originales et françaises, en plus des paroles et de la traduction de ce générique. A tout ceci s'ajoutent quatre comparatifs épisode/storyboard, une galerie de 46 croquis, de 31 cellulos, le reportage "les génériques selon DI" et pour finir, quelques bandes-annonces de l'éditeur.


Problème rencontré : il est impossible d'accéder au reportage "les génériques selon DI".


Packaging

Interactivité

Bonus

Conclusion

Moi qui suis là maintenant arrive enfin dans une édition à la hauteur. Car si ce titre fait la condamnation pure et simple de l'exploitation des enfants (quelque soit le registre), et du système dictatorial de manière presque choquante, c'est avant tout pour délivrer un message universel, un témoignage sur la réalité du genre humain. Et ce témoignage nous est raconté à travers l'expérience traumatisante que traversent Shû et tous les autres enfants, qui, même s'ils s'appuient sur de faux espoirs, en sortiront mûris, et plus adultes que certains de leurs tortionnaires.
Au niveau de l'édition, nous pouvons dire adieu aux boîtiers amarays pour accueillir un packaging somptueux, dotés de visuels travaillés et soignés, même si le côté trop "blanc" pourra en rebuter quelques uns. Et si les soucis de la précédente édition sont toujours existants, tous les ingrédients sont présents pour avoir une édition de qualité (hormis le bug constaté) : VF très bonne, packaging avec livret et bonus à la clé.

Univers pessimiste teinté d'espoir (Est-ce l'avenir de notre monde ?), ce titre est un véritable coup de coeur pour l'éditeur et pour nous-mêmes, et nous touche au plus profond de notre être et de notre sensibilité. L'éditeur a eu du flair pour acquérir cette série, et comprenant la portée de ce titre, Déclic Images nous délivre enfin une édition à la hauteur de l'oeuvre. Une raison de plus pour découvrir (si ce n'est déjà fait) ce titre déstabilisant, mais humain dans son traitement. Une perle, à ne pas mettre entre toutes les mains !

Les +
Oeuvre dérangeante
Témoignage sur la réalité du genre humain
Un message universel
Packaging
Bonne VF


Les –
Quelques passages un peu lents
Trait simpliste devant le ton adulte de la série
Bug dans les bonus


Note Globale



Editions parues du même genre

s-CRY-ed

Samurai Champloo

Le bahut des tordus

Neoranga

Kaleido Star

 
le 15/09/06 par Kypcj
 
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